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GALANTE José
07500 GUILHERAND-GRANGES
peinture


Pour moi, l’expression de la spontanéité, liée à la méditation profonde sur les choses macro ou microcosmiques, est la seule qui vaille la peine. Il en découle un refus de l’anthropomorphisme pour entre-appercevoir une vision de l’universel.

je suis donc en fait, à la recherche incessante de nos origines, en amont même de notre existence, aux confins de la naissance de l’Univers.

C'est pour cela que je ne saurai qualifier mon travail d’abstrait ou de figuratif.

SPECULUM MUNDI

 

 

L’Art est le miroir du monde, di­sait-on au XIIIeme siècle.

(Le miroir, pas le reflet)

 

En opposition totale, à une mode qui voudrait que l’art soit le reflet de notre so­ciété, j’ai fais mienne cette con­ception qui veut que l’art soit l’expression de l’Univers...

Mon travail qui n’est, ni abs­trac­tion ni figuration, mais simple ex­pression de ma fascination pour l’Infini, rend en quelque sorte compte de mon ob­session­nelle quête de la com­pré­hen­sion du sens de l’Univers, dont je re­fuse l’idée même qu’il ne puisse en avoir.

  

Oui, je suis iconoclaste


Je désire et ce n’est pas origi­nal, n’ex­primer que l’essentiel, le pri­mor­dial et ce, au-delà même de l’humanité, non pas que  je rejette l’homme, au contraire, même s’il ne le représente pas mon travail ne sau­rait l’ignorer, mais sa repré­sen­tation anthropo­mor­phique, outre le primaire dans lequel elle me paraî­trait l’enfermer, consti­tue­rait pour moi une espèce de quasi-sa­cri­lège, le dé­sa­crali­sant  en quelque sorte.

Oui, je suis iconoclaste, j’ai néanmoins parfois concédé à la  repré­sen­ta­tion hu­maine, par le truche­ment d’une main. La main, non pas le rire, étant plus pour moi, le propre de l’homme.

Et puis n’est elle pas l’un des plus puis­sants sym­boles de l'Esprit dans la Matière ?

 

La réflexion de nos prédéces­seurs était de fait enserrée dans la reli­gion


Pour entrapercevoir notre fi­na­lité, je cherche à découvrir l’insondable de nos ori­gines, en amont même de notre existence, aux con­fins de la nais­sance de l’Univers.

 L'unicité de la matière. La lon­gé­vité de l’atome. Le Big-Bang. Le Temps, les Ondes, les parti­cules. La théorie du Grand Tout. Les super- cordes. Le pourquoi et le comment... Existe-t-il un prin­cipe unique de toute chose ? L’énergie contenue dans la ma­tière est-elle l’esprit de cette ma­tière, le­quel se­rait donc lui même matière ?

La noblesse de l’art n’est-elle pas dans son expression du fondamental ?

Cette préoccupation du fonde­ment des choses est certes décelable à toutes les époques de l’histoire de  l’Art.

Et même si la ré­flexion de nos pré­déces­seurs était de fait enserrée dans la re­ligion, laquelle dispensait et fil­trait le sa­voir, leur Art, même profane, avait néanmoins cette dimension de transcendance em­bléma­tique qui ennoblit les âmes.

 

 

L’obsessionnel be­soin d’expli­quer, faute de la com­prendre, cette “foutue” Genèse de l’Univers ?

Bien que peignant depuis l’âge de dix ans, mon premier grand con­tact physique avec l‘Art eut lieu à Florence, en la Galerie des Offices.

Le Cinquecento !

J’avais quinze ans, quel choc ...

M’en suis-je vrai­ment remis ?  Les Italiens non plus me semble-t-il...

Progressivement, au fil des ans, les autres époques se révélè­rent à moi.

Poursuivant cette quête jusqu’aux prémices de l’Histoire, je cherchais à pé­né­trer aussi l’enseignement des tra­di­tions pri­mor­diales, lequel non seule­ment s’il est  bien compris, jamais n’a, me semble t-il, contre­dit les sciences con­tem­poraines, mais sur­tout, ja­mais n’y a occulté la dimen­sion de l’Esprit.

Cette tra­dition  primordiale, con­tenue pour l’essentiel dans les textes fon­da­teurs des re­ligions pa­raît (bien qu’elle naisse en di­vers lieux géo­graphiques dis­persés) issue d’un tronc com­mun ; ou bien l’inconscient collectif que dé­finis­sait Jung est-il réel et si puis­sant que sponta­nément se manifeste, de­puis les  six direc­tions du globe, une seule et même tradition?

En tout état de cause, si l’expression dif­fère, la finalité du message semble bien, elle, être unique. N’est-ce pas en­core et toujours l’obsessionnel be­soin d’expliquer, faute de la com­prendre, cette “foutue” Genèse de l’Univers ?

 

L’or de Byzance n’est pas os­tenta­tion, il porte sim­plement la vi­bra­tion grave, géné­reuse, extatique, des chants or­thodoxes


Le Christianisme des premiers siècles, et tout autant l’Islam, ont parti­culiè­re­ment nourri mon travail, tant par les textes que par  l’iconographie. La pein­ture mozarabe, les icônes, les calligraphies, les mo­saïques byzantines, musulmanes, puis l’architecture cistercienne et toute la sculpture pré-romane, romane, gothique, sont pour moi, au-delà du plaisir des yeux, de par leur noble simpli­cité et l’intensité de leur ex­pres­sion, une source forte d’émotions tou­jours renouvelées.

L’or de Byzance n’est pas os­ten­ta­tion, il porte sim­plement la vi­bration grave, géné­reuse, exta­tique, des chants or­thodoxes.

-Les plis de la robe du Christ, du tym­pan intérieur du Narthex de Vézelay, ne sont pas maniérisme, mais expression vi­vante d’une éva­nes­cente parole portée par les ondes de ces plis. Quelle grâce, quelle sé­ré­nité  dans la douceur  lourde de cette im­mense main droite ouverte.

-La fraîcheur des peintures mozarabes semble garder encore la force des signes pri­mordiaux véhi­cu­lés depuis les grottes or­nées; le triangle est une  mon­tagne,  les ondes sont de l’eau...

 

 

La croix n’existait-elle pas, bien avant le Christ ?


Toute l’iconographie symbo­lique de ces époques, pour peu que l’on veuille bien la débarrasser de la com­plexification des exé­gèses, véhi­cule ce qui, de­puis le fond des âges, est la préoccupation première de l’humanité. Elle cons­titue le conser­vatoire des re­pères essen­tiels qui jalonnent l’his­toire. Ainsi la croix n’existait-elle pas, bien avant le Christ, alors qu’elle indiquait le repérage des solstices et équinoxes, confirment la symbolique solaire du christ s’il en était encore besoin ?

Un signe, tout simplement pri­maire, peut être le support de médi­ta­tions infi­nies. Qui ou quoi fait que la main, le gra­nit, la pen­sée émanant du cer­veau, sont is­sus de ce premier ins­tant et de cette même matière des ori­gines. Y a-t-il un dé­but, y a-t-il une fin ?

 

 

Au-delà de la religiosité s’est cons­truit en moi un état de  cons­cience du sacré


Je ne prétends certes pas appor­ter de ré­ponses, mais simplement  ma­gni­fier la fas­cination que me procu­rent ces réflexions élé­men­taires.

Je ne suis pour autant, pur es­prit, ni  ne prétend  être mé­taphy­si­cien, tout au plus, parviens-je à me poser quelques ques­tions, à m’émerveiller avec Hubert Reeves lorsqu' il nous dit :

<< Les neurones  prennent cons­cience de ce qu’ils sont, quoi de plus émou­vant >> 

 à méditer avec Khalil Gilbran lorsqu’il écrit:

<< Aujourd’hui n’est que le sou­venir d’hier, et demain le rêve d’aujourd’hui. Tout est fixé dans les limites de ce pre­mier instant qui sema les étoiles dans l’espace >>

et encore avec Attar, ce merveilleux poète Persan du XIIIème siècle:

<< Le temps naît de notre attachement aux choses qui périssent. >>

 

Voilà ce que, confusément, je tente d’exprimer.

 

De la figuration, de l’abstrac­tion, je ne sais, quelle importance ?

Au-delà de la religiosité se cons­truit en moi un état de cons­cience du sacré.

A notre époque où la phy­sique cos­mique, probablement en­core bal­bu­tiante, jette à la face de l’humanité des questions de plus en plus nom­breuses à rester sans ré­ponse, je me sur­prends sou­vent à penser que mes pré­déces­seurs si il­lustres avaient, eux, bien de la chance à célé­brer la na­ture avec cette sérénité que leur procu­raient les certi­tudes de la religion.

Mais comme le dit le physicien, Michel Cassé :

<< Si loin, est le Dieu des Chrétiens que la terre tombe entre les mains des physiciens. >>

Il m’a fallu un long parcours pour entre apercevoir qu’il n’y a ni liberté, ni existence sur le plan moral ou métaphysique, sans l’acceptation, sans la recherche de cette connaissance enfouie au plus profond de notre inconscient.

Nous ne sommes qu’un conglomérat d’infimes particules qui, sans le Cosmos, n’auraient jamais existé…

Mais si ces infimes particules n’avaient pas fini par avoir la conscience de son existence, le Cosmos existerait-il ?

 

L'Art pour l’Art n’exprimera ja­mais que le ”petit moi“


Longtemps, mon re­gard, quelque peu nos­talgique, s’est tourné, durant mon premier demi-siècle d’existence, vers mes ori­gines siciliennes et, baignant dans ce syncrétisme gréco-islamo-chrétien si caractéristique de cette île, je côtoyais tout à la fois, les ors de Byzance, les colonnes doriques et les poèmes de Mujbir Ibn Ibrahim.

Mais, désormais au-delà de cet héritage, seul m’importe une chose : retrouver le regard de nos très lointains ancêtres, aux confins du paléolithique, qui, la nuit tombée, contemplaient fascinés, j’en suis convaincu, cette multitude de points brillants dans le ciel, attendant le retour d’un soleil qui jamais ne manqua de revenir…

M’arrachant, pour autant que faire se peut, tout autant du  ra­tionalisme triom­phant que de la reli­giosité pri­maire, il convient néanmoins de ne pas sombrer dans l’Art pour l’Art qui n’exprimera jamais que le ”petit moi“, pour qu’enfin puisse être osée l’ap­proche de  l’expression d’un Grand Tout qui en­ferme à jamais le mystère de l’Etre.

 

De la figuration, de l’abstrac­tion, je ne sais, quelle importance ?

 

Faute de tout enfin com­prendre, vient alors le temps de peindre.

 

 

 

 

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